L’Éclaircie…

Durant longtemps, j’ai perçu novembre comme la période sombre de l’année.

Dans mon enfance, la religion régissait l’éclairage de nos quotidiens.

Le 31 on pouvait se gaver de sucrerie, le premier on fêtait les saints qui avaient suivi les commandements, par la suite on célébrait les morts. À l’armistice, on se souvenait des soldats morts pour la sainte patrie.

Le mouvement était louable, mais lourd.

(Photo prise des petits ‘monstres’ d’une garderie près de chez-moi, le 28-10-21) Les sujets ont été rémunérés en bonbons.

C’était aussi le temps de préparer les conserves, remplir les caves et les greniers pour avoir suffisamment de provisions d’hiver, afin de se garder au chaud et se nourrir.

En 2020, après neuf mois de confinement, c’était également la grisaille.

Nous ne pouvions pas nous réunir, partager, ni célébrer quoi que ce soit.

Aujourd’hui, les campagnes de financement vont bon train.

Les bénévoles, pleins sourires derrière leurs masques, s’harmonisent bien au côté des déguisements d’Halloween.

C’est avec joie que les gens semblent avoir le goût de partager le trop-plein des réserves.

Les banques alimentaires ont besoin de se remplir le ventre.

Après deux ans de sédentarité forcée, en général, on a pu économiser.

Certains n’auront surement pas utilisé tous leurs stocks de papier toilette?  

J’en ris, mais au mois de mars 2020, la peur du manque a créé des pénuries temporaires dans les supermarchés.

Ce n’était pas la pandémie, mais la PEUR, qui nous a fait agir de la sorte.

Il serait temps d’expier, comme aurait dit le curé ‘Chose’ et de donner avec gratitude ce dont nous n’aurons pas besoin pour survivre cet hiver.


De l’argent économisé durant les confinements, nous pourrions offrir une ‘dîme’ aux organismes d’entraide ou mieux, donner directement quand le cœur nous en suggère l’occasion.

‘Le don est la seule richesse que l’on garde à jamais’.

Nous pouvons tous être l’étincelle d’un grand feu qui illuminera ce novembre 2021!

À bientôt,   

 Richard XX